AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez
 

 Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe)

Aller en bas 
AuteurMessage
Nathe Gatling
-=> I still can hear him <=-

Nathe Gatling

Féminin
Nombre de messages : 38
Age : 29
Age : 78 ans, la trentaine en apparence
Race : Lycan
Position : En a rien à faire (neutre)
Poste : -----
Arme(s) utilisée(s) : Ce qui lui tombe sous la main, ou alors son canif suisse... mais habituellement, même à mains nues il est doué
Date d'inscription : 19/09/2008

Feuille de personnage
Relations:

Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe) Empty
MessageSujet: Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe)   Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe) Icon_minipostedJeu 25 Sep - 3:51

((HJ : coucou! ^^ un petit rappel : ce qui est écrit en petit est imaginaire, mais ce qui est écrit en normal est vrai, donc si Nathe parle en taille de police normale, tout le monde près peuvent entendre à merveille, hein?... ))

Ce ne semblait pas être une journée si exécrable si on en jugeait le début, si par « début » le fait de se lever à la fin de l’après-midi des suites à une nuit de vadrouille en ville comptait… Il s’empêtra quelque peu dans cette quasi savane clairsemée que formaient les piles de vêtements et d’effets personnels gisant informes sur le plancher vernis de sa chambre, cherchant sans ambition, sans volonté quelque chose à enfiler et accepter comme ce qui serait son accoutrement de l’heure. Enfiler le tout sans histoires, presque sans pensées. Avait-il faim? S’il se posait la question, cela devait vouloir dire non, même si son dernier repas lui paraissait si loin, comme appartenant à une autre époque, ce genre de sensation demeurait toujours vague de toute façon. En quoi son estomac devait être mieux positionné pour juger du moment où il devait ingurgiter quelque chose, n’importe quoi? La question paraissait stupide, mais tout de même : un estomac, cela ne possédait aucun cerveau, ce n’était qu’un paquet de chaire, de nerfs, de sang et peu importe!

« Effectivement une question stupide, tu n’as aucun argument pour te défendre tellement c'est stupide… » L’accent lourd siffla à ses oreilles comme le vent le faisait en passant par la vitre brisée dans son ancien logis, coupante comme les éclats du même verre d’ailleurs…

« Cette fois je ne t’ai pas demandé ton avis, Vintovka… » Nathe soupira, à mi-voix, à peine audible même dans le silence de l’appartement : son -ou sa colocataire, il n’en savait rien- devait être sortit un instant faire… des trucs, peu importe ce que ce jeune faisait…

« Tu ne me le demandes pas souvent ces derniers temps, mon avis… » La figure sombre au visage blafard et chimérique fit, assise avec nonchalance sur la lourde table de chevet poussée contre la fenêtre aux rideaux clos.

Nathe ne lui accordait pas un regard, il terminait d’enfiler ses bottes usuelles avant de se saisir de sa veste de cuir tout aussi familière. Il allait sortir. : « Si tu arrêtais de fredonner Katjusha* de temps en temps, peut-être serais-je plus tenté de porter attention à toi… »

Gatling fit d’un ton traînant, las et blasé. Il se dirigea ensuite vers la porte de sa tanière de luxe plongée dans l’obscurité et le calme, sortit de la pièce sans attendre son compagnon imaginaire : de toute façon, Vintovka saurait toujours bien le retrouver puisque eux deux n’étaient jamais un sans l’autre… Le lycan allait en sortir, sortir de cet endroit qui n’était qu’un cambriolage de plus un pillage de plus, déjà out payé par l’homme avant que la main de Nathe ne se fasse sadique et meurtrière et ne lui entaille la trachée, tout cela dans le seul but de lui dérober sa demeure… Gatling était maintenant dans ce genre de salon qu’il ne fréquentait que pour s’endormir devant la télévision suite au visionnement en rafale de toutes ces chaînes inutiles, son attention portée sur le vide qu’il tentait de faire dans son esprit. Pour aller où? Probablement nulle part, à flâner et rôder dans les rues trop étroites de cette villes trop ancienne, s’amusant à évier les territoires de ceux de son espèce, ou des terrains de jeu des répugnants fluets et peu virils suceurs de sang jouant aux maîtres absolus. Parfois il avait envie de mettre Londres en entière en flamme et d’observer le tout dans son repère de distance, comme Néron, mais pas comme ces soi-disant génies militaires Nazis qui avaient cru leur bombardement suffisant pour tout raser, non car ceux-là avaient foiré tout simplement… Lui ne foirerait pas…

« Pourtant, c’est une jolie chanson de ma jeunesse : Katjusha -la petite Katerina- qui chante aux soldats et leur demande de défendre la liberté et le pays, alors que pendant ce temps elle défendrait l’amour… » Vintovka l’avait rattrapé, s’était interposé, son visage livide out près, assez pour sembler baisser l’air ambiant de quelques degrés, ses crocs à quelques centimètres à peine de l’oreille du lycan. Il était plus grand que lui, il n’existait pas. Il poussa un ricanement de franche raillerie, avant de poursuivre encore plus persifleur : « Tu crois que la petite fleur de cerisier que tu abrites ici ferait une bonne Katjusha…? Héhéhéhé… assez colorée comme poupée de porcelaine, mais la nuit, tous les chats son gris, non?…»

L’autre parlait encore de ce ou cette colocataire, l’idée de partager l’endroit avec un pathétique humain pourtant si curieux semblant obséder la figure hallucinée, chose que Nathe ne pouvait comprendre lorsqu’il était sous sa nature atonique. Peut-être que ce faux russe n'était qu'un pervers, qui sait...

«On n’est même pas encore sûr de son sexe, Vintovka, de toute façon je préfère… »

« Le femmes plus expérimentées…? » Le pseudo-russe qui jouait bien son rôle tenta, amusé.

Nathe se figea, comme saisit par un vent nouveau et terrible, son côté dément éveillé comme par enchantement, la bête en lui sortie d’une dormance précaire : lentement, le coin de ses yeux tirés par la délectation sans que pour autant il ne cille ou ne clos son regard fou, il inclina la tête sur le côté tel s’il fut plongé en un état d’admiration profonde, un sourire de carnassier s’ajustant sur son visage. Gatling passa un pouce sur ses lèvres presque nerveusement, presque fébrile dans sa contemplation figée, fébrile à une idée… Le lycan se retourna avec la lenteur du prédateur guettant une proie, faisant face à sa chimère favorite au visage aliéné qui trépignait presque d’impatience, comme partageant avec ravissement la vague massive de démence qui prit contrôle de l’américain. Ce fut alors que Nathe fit rouler un peu plus sa tête comme s’il asseyait de tendre l’oreille, laissant sortir ces quelques mots rauques, précipités, tout d’une seule tirade comme si l’attente d’une chose merveilleuse lui coupait le souffle, son ton frappant de psychose :

« Plus expérimentées?! Haha, non mon cher buveur de Vodka trouble, moi je préfère quand il y a du cuir… » Entraîné par ses folies, jovial de telles railleries grossières, il écarta les bras et renchérit avec grandiloquence, son ton s’approchant de celui d’un maître de piste présentant son cirque : « Du cuir et des menottes et des jarretières, Vinny! Une femelle alpha en cuirette et breloques! Un uniforme de soldate luisant à la lumière des stroboscopes! Il va falloir avoir une de ces cannes de marche, ou plutôt ce genre de bâton de majorette que les maître de parade agitent comme si c'était un précieux sceptre... Mais du cuir surtout!» Et il baissa les bras et replanta sa tête en un angle normal, savourant ce moment. Il humecta ses lèvres, son ton se refit bas, susurré entre ses dents serrées, presque menaçant, presque sadique, presque maniaque, goûtant déjà à son expérience : « Il y aura du whiskey, mon brave, du whiskey du Tennessee à profusion, ambré comme les lampadaires de rue... les ruelles la nuit, la lune ou non, ça n'a aucune importance, cela pourrait même être en plein jour en pleine canicule... mais rien ne vaut l’odeur de la noirceur humide et de la ruelle crasse… »

«Mmmm oui... mais aussi un peu de Gin… Et le sang… il ne faut pas oublier le sang et la chasse, camarade… Une cape de velours rubis et de grenat étendue au sol sous ta victime, un drapeau rouge sang...» Vintovka était redevenu flegmatique, à peine un léger sourire en coin amusé, ses mots décisifs et tellement affolants, inspirants…

Celui-là avait toujours les mots parfait, les plus beaux poèmes pour définir l'hémoglobine, il connaissait le lycan mieux que quiconque et le prouvait sans cesse en lui insufflant des idées si belles qu'il les gardait dans son inconscient. Oh oui, c'était joli, une belle scène, un beau paysage qui se formait et se tissait comme une tapisserie dans son esprit. Nathe frémit, un frisson, refit dos à son compagnon et encore trop agité par le retour de sa personnalité psychotique :

« Un tout petit carnage de rien du tout, comme dans le bon vieux temps… Mais alors, il va falloir lui trouver un nom à lui aussi, un nom pour chaque fait de guerre, c’est comme : le massacre de la St Valentin… c’est la règle…! Même si ce n'était pas Al Capone qui avait choisi le nom cette fois...» Le lycan déclara d’abord interdit par une telle révélation fantastique, ses derniers mots quasiment en reproche d’avoir oublié ce détail.

« Nous avons tout ce qui faut pour baptiser notre futur carnage, le nom flotte encore dans l’air pourrit de ton appartement, sous nos nez… Il est juste là, on le tient...»

Vintovka fit avec le ton des malices et des sous-entendus, plus bas et plus complice. Oui il savait inspirer celui-là, il pourrait tenir une foule entière en haleine comme ses marionnettes... Puis -alors que Nathe était figé tel une statue de sel, tendant l’oreille à tous ce que l’autre allait lui révéler- l’être imaginaire se mit à fredonner, solennel, grave et posément comme une marche funèbre, les premières notes d’une mélodie connue… Trop connue...

« Non! » S’exclama Gatling avec une délectable surprise, incrédule en ayant tout de suite deviné de quoi il s'agissait. "Non, tu n'es pas sérieux!?" Émerveillé. Il était émerveillé. Il poussa un ricanement presque hystérique et finit par applaudir avec la lenteur de ceux qui en faisaient ainsi pour avouer leur défaite devant un adversaire plus talentueux, lâcha avec dans la voix toujours autant de démence : « Katjusha!! Hahaha! Et ils en parleront dans les journaux de la fillette de la chanson! Personne ne saura prononcer ça comme il le faut, ce sera la farce du moment! On le signera sur les corps aussi! Hahaha! Tu me montreras le cyrillic en bon idiot de gauchiste que tu es et on signera ainsi: ils vont ous croire que la mafia est revenue d,entre les morts juste pour eux! Tu es un génie, Vinny! »

« Mais c’est toi le génie, chien de l’Ouest… C'est de toi que je puise tout cela...» Murmura en un sifflement de vipère Vintovka, contenté, avant de s’effacer et de s’évaporer comme un brouillard chassé par le vent de la mer…

Laissé seul et dans un silence assourdissant, enhardi par l’idée du sport et de la chasse, Nathe se mordait les lèvres avec la gourmandise du psychopathe, piétinant de quelques pas sur place comme s’il ne savait que faire de toute son énergie, ses yeux se colorèrent de cette teinte argenté que sa condition de lycan provoquait lorsqu’il était euphorique et agréablement nerveux. L’homme du prendre une grande inspiration tremblotante, ajustant frénétiquement le pan de sa veste et lançant un regard devant lui : il était rendu face à la porte, son déplacement jusqu’ici à demi inconscient. Soit, il allait sortir, et c’est ce qu’il fit : il prit son trousseau des clés de l’endroit –de toute façon le ou la nippone en avait une copie, mais cela, pour le moment c’était le moindre des soucis de Nathe- et s’élança par la pore qu’il ouvrit avec allégresse, fredonnant lui-même cette mélodie slave.

Il n’avait plus qu’à verrouiller la porte et son petit jeu de chasse à une victime unique et spéciale pourrait commencer loin d’ici, loin d’un appartement trop chic pour jouer, où à tout moment ses voisins pourraient l’entendre et le soupçonner… Le quartier était parfait, non? lui disait-on, se demandait-il, mais il demeurait convaincu que le plus loin il pouvait aller, le plus exotique ce serait...


---------------------

* Au cas où tu veux entendre la mélodie, le vidéo on s’en fout, je n’ai pas pu trouver la musique ailleurs >__<’’’ :

http://ca.youtube.com/watch?v=IHlq_P5CI18&feature=related
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Natsuhana Nyuuwa

Natsuhana Nyuuwa

Nombre de messages : 10
Age : 21 ans
Race : Humain
Don(s) : /
Position : Neutre
Date d'inscription : 19/09/2008

Feuille de personnage
Relations:

Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe) Empty
MessageSujet: Re: Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe)   Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe) Icon_minipostedJeu 2 Oct - 2:27

La vie à l’appartement était devenue routinière et chacun menait sa propre vie comme ils l’entendaient. En fait, les deux hommes ne se voyaient que peu et rares, pour ne point dire nul, était les fois où le repas était partagé. Le jeune asiatique, ne désirant qu’un toit pour se protéger ne s’offusqua pas et se contenta de ce bref détournement de sa vie qui ne manquerait pas de prendre fin sous peu. Combien de temps ? Il ne serait dire, puisque les propriétaires se faisaient plutôt discret sur les détails concernant son propre appartement. Toutefois, bien que l’autre homme lui est offert l’hospitalité, il n’en demeurait pas moins étrange dans ses manières… Mais que pouvait bien dire un garçon japonais qui se maquille, se vêtit plutôt étrangement et arbore une chevelure colorée ? À dire vrai, peu de personnes dans son entourage du moment devait savoir qu’il n’était pas une femme…

Pour l’heure, le soleil entamait sa montée à l’horizon aux côtés d’un ciel coloré de multiples teintes d’orangées. Même en quittant la demeure familiale de plusieurs kilomètres de distance, le jeune homme n’avait pas perdu ses habitudes de commencer sa journée le plus tôt possible, profitant du silence environnant pour étudier ou encore faire des tâches quelconques. Mais, comme il était désormais dans un emplacement qui n’était pas sien, que pouvait-il faire ? Pas le ménage tout de même ! Bien que cela ne l’aurait pas dérangé, il n’en demeure pas moins que l’autre voulait probablement garder un certain aspect privé dans sa vie qui était désormais partagée. Était-ce réellement son choix ou par pitié ? Ça, Natsu l’ignorait complètement et n’osait pas se faire trop présent de peur de déranger encore plus les habitudes de l’autre homme. Alors, il sortait, se promenait dans la ville paisible – avec une certaine crainte tout de même envers les personnes qui lui lançaient des œillades plus que douteuse -, bref il passait la plupart des journées à l’extérieur. De plus, cela l’aidait à connaître un peu plus les environs, ce qui serait plutôt pratique lorsqu’il se retrouverait seul face au monde… Dans un appartement bien trop grand pour une personne… Dans le silence et l’ennui … Dans… - soupire – Il ne fallait tout de même pas se dégonfler. Et puis, il n’avait pas le choix de rester ici. Ses études sont payés ainsi que son loyer, puis ses bagages devraient arriver dans la journée ou alors le lendemain dans la matinée…

Il se réveilla donc en poussant un long bâillement, ne s’étant pas encore habitué à l’inconfort, il fallait dire que le jeune homme ne dormait pas excessivement bien. Il entrouvrit ses paupières et papillonna des cils un moment pour s’habituer à la luminosité. Quelle heure était-il ? 6h15… Natsu se leva finalement en de lents et graciles mouvements pour finalement se diriger vers la salle d’eau. Au moins avait-il quelques vêtements de rechange dans le sac qu’il avait apporté avec lui. Il se doucha donc rapidement. À la sortie, il tenta vainement de se sécher les cheveux en les frictionnant d’une serviette… Peut-être n’était-il pas sec, mais au moins l’eau ne tombait plus comme de la pluie de sa chevelure. Il enfila ses vêtements : des bas allant jusqu'aux genoux rayés horizontalement vert et bleu, un jeans trois quart qui lui arrivait un peu plus bas que le genoux, un gilet noir mi cuisses aux manches longues et finalement un chandail de couleur turquoise où était imprimé quelques formes géométriques dont on ne voyait que le contour noir. Il se fit un rapide maquillage autour de ses yeux avec du khôl, accentuant leur couleur artificielle : le turquoise. Puis il quitta rapidement la maison, posant à l’aide de gestes automates, ses percings à leur place respective.

C’est ainsi que débuta la journée. Le japonais demeurait dans les alentours de l’appartement, ayant peur de se perdre, visitant les endroits qui lui serait utile prochainement. Mais… Il ne voyait pas d’endroits où il pourrait acheter de nourriture. C’était un peu embêtant ! Il n’allait tout de même pas piocher dans les réserves de son bon samaritain pour tous les jours à venir… ! Mais, en même temps, comment se rendre à un endroit dont on ne sait absolument pas l’emplacement ? Il vagabonda encore quelques heures dans les rues plutôt désertes. Puis, lorsque la plupart des gens normaux – ceux qui ne l’étaient pas considérés étant ceux qui se réveillaient vers les 12h-14h – sillonnaient la ville, Natsu décida de retourner dans son antre de tranquillité. Lorsqu’il arriva, il fut quelque peu dérouté de voir que son colocataire n’était pas encore réveillé… Que faire… ? Pas trop bruyant… Il regarda son porte-monnaie et jugea qu’avec ses économies, il pourrait se payer un repas au restaurant du coin. Après tout, cela faisait plusieurs heures qu’il était réveillé et il n’avait même pas prit son premier repas de la journée.

Finalement, lorsqu’il revint, il n’eut pas le temps de chercher sa clef que la porte s’ouvrit sur l’autre homme. Bien que surpris, Natsu passa rapidement à la joie de le voir enfin réveillé. L’ombre d’un sourire se dessinait sur ses lèvres, mais à voir l’expression de l’autre, il fallait dire que le jeune japonais déglutissait difficilement. Qu’il n’était pas accueillant !

C’est donc timidement que le jeune homme se lança :

« Ano… Est-ce que je vous dérangerais si… Si je vous demandais de venir magasiner avec moi pour acheter de la nourriture ? »

Puis, pensant qu’il avait peut-être fait une erreur en disant sa phrase comme ça, il continua sur sa lancé :

« Pas que je trouve la votre mauvaise ! C’est… C’est juste que … Ano… Si je dois rester ici et manger… Je me disais simplement que je pouvais acheter quelques trucs pour vous aider… »

Il le regarda, jouant avec ses doigts et en se mordillant la lèvre inférieur – à l’endroit même de son percing – en attendant la réponse de l’autre. Oui, en ce moment, il n’avait pas l’air très à l’aise… Mais son interlocuteur n’émanait rien de bon et ça lui faisait un peu peur.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nathe Gatling
-=> I still can hear him <=-

Nathe Gatling

Féminin
Nombre de messages : 38
Age : 29
Age : 78 ans, la trentaine en apparence
Race : Lycan
Position : En a rien à faire (neutre)
Poste : -----
Arme(s) utilisée(s) : Ce qui lui tombe sous la main, ou alors son canif suisse... mais habituellement, même à mains nues il est doué
Date d'inscription : 19/09/2008

Feuille de personnage
Relations:

Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe) Empty
MessageSujet: Re: Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe)   Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe) Icon_minipostedSam 11 Oct - 8:36

((HJ: ouf, disolée du temps de réponse -__-''' ))

Nathe aurait sursauté ou presque, stupidement au son d’une voix fluette et teintée de cet accent nippon qui l’avait prit par surprise et dans son dos. Mais bien certainement, un frisson le parcouru comme si l’alerte lui avait traversé les nerfs en un courant électrique, sa chaire frémissante même lorsqu’il se retourna d’un coup, un peu plus et il se plaquait contre la porte tel le meurtrier prit les mains encore ensanglantées. Non, en fait, il s’était vraiment aculé contre la porte qu’il venait de verrouiller, faisant face à l’autre. Bien sûr ce n’était que cette fine et colorée petite fleur, ce colocataire improvisé et plus qu’inoffensif, mais le lycan était si prit dans son délire que d’être ainsi surpris en état de psychose était presque comparable à être prit à violer un interdit péché mortel. Le regard presque fou de l’homme vint se fixer sur le –ou la- jeune timide devant lui, demandant comme on demande à un grand frère s’il pouvait se faire accompagner, un regard surpris de celui qui voyait pour la première fois.

Cet asiatique ne lui laissa pas le temps de se recomposer et à peine celui pour prendre une posture moins tendue et moins collée à la porte que déjà ce paquet de couleurs ambulant poursuivait et se confondait en excuses et précisions, déjà mal à l’aise avant même que Gatling ne puisse se remettre de la surprise coupable qui lui électrocutait encore les nerfs. Quoi qu’une fois la proposition dite, le lycan ne put que se calmer d’un coup en comprenant le sens de la chose : lui?! Devenir l’accompagnateur de ce jeune pour l’aider à faire les courses? ! Lui, le monstre aliéné, jouant à la mère de cet autre?! Et puis quoi, courir les boutiques ensemble, le conseiller sur quels vêtements et accessoires choisir, jouer ensuite au Barbies en revenant d’un tour en barque sur un étang fleurit et tranquille au son d’une musique douce et du clapotis d’une fine cascade?! C’était une blague ou quoi?! On se moquait de lui assurément!

Nathe dressa un de ses pâles sourcils d’un air perplexe, d’un air qui disait : « Tu es sérieux? », considérant l’autre de la tête aux pieds comme pour trouver ce qui clochait avec le –ou la- jeune nippon, mais du se rendre à l’évidence : oui, l’autre était sérieux, même nerveux ou embarrassé, se formant une manie de se mâchouiller les lèvres comme si elles étaient comestibles avec le bout de fer qui en dépassait et qui accrocha le regard du loup-garou un instant. Le bijoux pourrait être juste assez pointu pour faire office d'arme... Gatling secoua presque la tête pour se remettre de cette dernière distraction, clignant quelques fois ses yeux que trop pâles et fixes et s’apprêtant à répondre, ses lèvres entrouvertes, quand soudainement, un grincement le coupa.
Aussitôt, il tourna le regard vers la source, à temps pour voir une femme dans la cinquantaine, rondelette et vivace à en être exaspérante, toute vêtue ou presque d’un lilas délavé et de bijoux d’épais plastique blanc, s’extirpant de son appartement juste en face des deux colocataires accompagnée de l’odeur agressante du parfum répandu chez elle, refermant sa porte tout en chantonnant avec trop d’entrain. Ce ne fut qu’à ce moment qu’elle se retourna et aperçut le japonais et l’américain, figés dans le couloir à l’observer avec des yeux ronds, ce moment où elle poussa une petite exclamation ressemblant à un couinement avant de sourire à pleine dent et leur adresser ces paroles allègres sur un accent britannique :


« Mais c’est mes deux locataires favoris! Bonjour bonjour! Ça me fait plaisir de vous revoir! Et je suis charmée de vous trouver tous les deux ensembles qui plus est : je pensais justement à vous inviter prendre le thé chez moi, pour vous dire quelque mots, on sera bien devant un plateau de petits gâteaux : je viens à peine de les mettre au four! Mais ne vous inquiétez pas, ce n’est rien de bien malin, n’est-ce pas, seulement quelques questions d’usage pour savoir si tout se déroule à merveille dans votre appartement. Vous comprenez, surtout après ce désagrément avec la plomberie de ma chère petite Nyuuwa, vous comprenez que je me sens vraiment responsable de votre bien-être, après tout, je suis la propriétaire et c’est mon devoir! »

Elle fit une pause, ce moulin à paroles, leur adressant un de ces immenses sourires qui étirait ses lèvres trop colorées, trop joyeuses, posant son regard rieur sur chacun des deux qui se tenaient devant elle. Nathe n’osait pas parler, rendu muet devant cette caricature sur patte qui semblait trop heureuse et aimable avec ses voisins pour être humaine, l’homme laissé aux limites de l’incrédulité une fois de plus. Non, en réalité, elle le dégoûtait elle aussi, il en aurait presque détourné la tête pour éviter sa vue et son parfum et sa manie de lui parler à lui alors qu'il ne demandait qu'à être laissé tranquille... Pourtant la femme ne parut pas même voir le malaise que sa volubilité causait et se lança à nouveau dans une vague de mots déferlante :

« Mais je vois que vous étiez sur votre départ, vous allez quelque part? Ensemble tous les deux? »

Oh, ce fut plus court cette fois, mais cela ne manqua pas de frapper Nathe en plein visage. Rapidement, ce fut sa chimère favorite qui prit la relève, elle qui le conseillait toujours plus rapidement qu’il n’arrivait à penser, ou alors d’une façon si synchroniser qu’il ne pouvait savoir si c’était lui-même ou Vintovka qui avait formulé la solution, comme s'il parageaient une tête pour deux, ce qui était le cas :

« C’est une mine flottante, c’est piégé! » Que la voix désincarnée murmurait à son oreille, alors que le temps semblait s’être arrêté « Il ne faut pas laisser le masque nous glisser des doigts et se fracasser au sol: n’oublie pas, tu es le meilleurs voisin que la terre aile porté, chien de l’Ouest, alors il faut se conduire comme tel sinon ils se méfieront, les uns après les autres. Tu as l’appartement gratuitement, tu as la paix, tu n’as pas froid et tu n’es pas menacé par de ces junkies qui veulent seulement dérober la cache abandonnée d’un autre pouilleux… Alors tâche de garder ce que tu as et de te comporter comme il le faut. »

Même quitte à faire de tels sacrifices? Quitte à perdre ce qui lui restait de journée? songea ensuite Nathe pour complèter, mais sachant ce que son faux amis russe lui répondrait, il du se décider à répondre. Comme cette solution lui était amère et indigeste! Son hésitation ne dura en réalité qu’une fraction de seconde, une fraction après laquelle le lycan laissa glisser sur ses traits un sourire forcé, faisant du mieux qu’il pouvait pour paraître aussi radieux que la propriétaire qui semblait planer dans un monde léger et tout autre.

« Bien sûr, madame Leyland, j’allais justement le confirmer à mon amie ci présente : nous allons visiter quelques boutiques, histoire de regarnir notre garde-manger, mais comme les repas nous touchent tous les deux, pourquoi ne ferions-nous pas le choix de provision à deux! »

À ses propres oreilles, cela sonnait trop pleins d'artifice, irréel. Ses lèvres souriaient, mais pas du tout ses yeux, et ça, cela ne trompait pas les gens alertes… Ce groupe de gens devait exclure la femme en lilas, visiblement, car elle ne sembla pas y voir le côté purement mascarade de la mimique ni du petit tapotement affectueux que Gatling fit du bout des doigts sur l’épaule du coloré nippon dans l’espoir de paraître encore plus aimable. En réalité, devant l’air faussement joyeux de l’américain –qui en aurait donné des frissons à plus d’un- la propriétaire semblait s’extasier encore plus, poussant un rire ressemblant à un gloussement de poule coquette à la vue d’une poignée de grain lâché tout près, avant de s’exclamer :

« Je trouve cela vraiment aimable de votre part de prendre si bon soin de cette jeune personne, monsieur Gatling, si ma fille n’était pas déjà mariée à un bon à rien, je peux vous garantir que je ferais tout mon possible pour avoir comme gendre quelqu’un d’aussi attentionné que vous! »

Elle se tourna vers le japonais, ses bracelets et colliers de plastique de pacotille comme il se vendait autrefois, il y a longtemps car le lycan se rappelait en avoir vu alors qu'il n'avait pas encore 50 ans, tintant les uns contre les autres, son air toujours aussi illuminé et enthousiaste, puis poursuivit :

«Mais peu importe, je ne vais pas vous retenir éternellement dans ce couloire » Elle poussa un rire haut perché et très rude pour les nerfs de Nathe, puis poursuivit : «Bref, si il y a une chose, mais alors le moindre petit détail de rien du tout qui cloche, n’hésite surtout pas à me faire signe et, crois-moi, je m’en occuperai! »

Nathe aurait décoché un rapide coup de poing directement dans cette façade de dents perlées qui n’arrêtaient pas de faire leur apparition comme de faux fantômes en carton dans une maison hantée de fête foraine, la fumée et les stroboscopes en moins. Un coup de son poing sur ce nez, ou sur ces lunettes à l'épaisse monture, partout où cela la ferait saigner un peu ou passionnément. Non pas qu’il avait pris des cours de boxe, d’auto-défense ou d’une discipline de ce genre pour expliquer le besoin de frapper, mais juste parce qu’il en avait une envie plus que brûlante, que le fait de briser la mâchoire d’une commère extasiée lui serait un baume au cœur… Lui-même devait combattre le dégoût qui lui tirait les traits vers le bas tel la gravité et tentait de lui enlever son propre rictus imitant un sourire tout aussi enchanté, comptant sur l’entière appuie de la voix dans son esprit pour justement l’empêcher de réaliser ses quelques révoltes violente.

« … Donc avec ce seul message que la bourgeoise vient de passer, tu ne pourras pas laisser tomber le petit japonais une fois hors de vue de la Baba Iaga sinon il risque d’aller directement la voir et te dénoncer… avec une personne comme cette sorcière, tous le quartier saura à quel point tu es mauvais… enfin, façon de parler, mais ce sera assez pour qu’ils te soupçonnent de tous les maux. » Vintovka lui siffla à l’oreille et, malgré son ton victorieux et joueur, il n’avait que trop raison au goût de Nathe et cela le faisait se crisper encore plus.

Avec un coup d’œil oblique sur son colocataire qui allait bientôt lui être un boule de fonte enchaîné à sa jambe jusqu’à ce que cette fameuse course pour quelques victuailles soit terminée, l’américain, encore avec son air suave et artificiel, répliqua aussitôt à l’adresse de la détestable femme, presque empressé dû à son agacement :

« Aucun problème, madame Leyland… » Mentit-il littéralement.

« Oh, hé bien! Mais disons que cela s’adressait surtout à notre jeune amie, c'est elle qui en a de besoin » Gloussa t’elle, « Sur ce, je vais vous laissez à vos affaires! Je suis sûre que vous vous amuserez comme de petits fous ensembles… Bonne journée à vous! »

Salua t’elle avec grand entrain, recevant de la part de Gatling qu’un signe de tête crispé avec encore le rictus presque grimaçant épinglé aux lèvres, avant de s’éloigner dans les couloirs, probablement pour harceler d’autre de ses locataires tout en gardant de fausse manière polies... Le lycan attendit qu’elle fut loin de son regard avant de laisser ses pauvres muscles faciaux se détendre, son visage redevenir de marbre, tournant bientôt ses yeux trop pâles vers ce Nyuuwa, le considérant comme un homme qui a horreur des enfants considérait un bébé à langer d’urgence et de corvée… Et lui qui voulait son massacre de la Katjusha! Sa fête nationnale!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Natsuhana Nyuuwa

Natsuhana Nyuuwa

Nombre de messages : 10
Age : 21 ans
Race : Humain
Don(s) : /
Position : Neutre
Date d'inscription : 19/09/2008

Feuille de personnage
Relations:

Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe) Empty
MessageSujet: Re: Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe)   Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe) Icon_minipostedDim 26 Oct - 20:02

Non vraiment, pour les allures sympathiques, c’est zéro. Comment se sentir à l’aise devant cette armoire à glace qui vous regarde comme si vous étiez une chose aucunement crédible ? La demande polie est faites, puis les excuses… Non, ce n’est pas Natsu le problème, mais bien cet homme qui ne ressemble pas vraiment au voisin parfait que nous désirons tous avoir. L’homme s’apprête à répondre, son jugement dernier – qui, a voir ses allures, risque fort de pencher vers le négatif – lorsque, tout à coup… Un bruit se produit à l’arrière, faisant légèrement sursauter le jeune asiatique qui tourna les talons vers la nouvelle… Présence. Lui, il était coloré … Elle est… Non, il n’y a pas de mot pour d’écrire cette abomination vestimentaire, et pas que cela d’ailleurs. Mais, bien entendu, ces pensées furent vites balayées et remplacées par un sourire timide. Pas qu’il ne critique jamais les gens, mais le jeune homme ne s’y attarde pas davantage puisqu’il n’est pas le modèle à suivre. Et puis, cette femme lui offre tout de même un toit pour s’abriter… En fait, ce n’était pas la première fois qu’il voyait ce genre de « personnage »… Mais, justement, il croyait que la personne était un personnage ! Pas que cela existait en réalité.

Heureusement que les couleurs étaient plutôt ternes, car, en plus de l’odeur qui fit froncer le nez du japonais par sa présence très marquée, l’effet aurait été catastrophique. Une vraie demande au meurtre… ! Mais si vivre dans ce contexte lui plaît et la rend heureuse… Non, il y a tout de même des barrières à ce placer !

Puis, suite à cela, un monologue faites par la propriétaire elle-même ce fit entendre et il n’y avait rien à faire durant ce moment hormis hocher de la tête lorsque le moment était propice et sourire poliment. Déjà que sans la dame, la situation était plutôt froide, pour l’heure, elle semblait s’être réchauffée partiellement. Artificiellement même puisque elle ne l’était qu’en surface, en-dessous, rien avait changé du malaise. Natsu tritura le bas de son chandail entre ses longs doigts fins dans l’attente du silence, lorsque un « ma chère petite Nyuuwa » se fit entendre et le fit tiquer de l’œil. Il faut croire que personne n’avait encore réussi à découvrir sa sexualité… Le jeune asiatique ne pouvait rien voir de son colocataire puisqu’il était positionné dos à lui, mais il pouvait deviner que, dans ses prunelles, l’étincelle de joie sans borne qu’avait la propriétaire en ce moment même n’était pas réciproque. Au moins était-elle sympathique cette dame… ! Et puis, de toute façon, cela ne servirait à rien de parler de leur situation actuelle dans l’appartement vu le fait qu’ils ont des horaires différents et donc… Ils ne se voient que rarement. Qui a-t-il à dire davantage ? C’est un toit qu’il voulait, pas un réseau social.

Attendait-elle réellement une réponse au sujet du thé ? Cette question tourbillonna un moment dans sa tête sans ne jamais s’attacher à une réponse quelconque. C’était la déconnexion totale. Que faire dans ses moments ? Il ne voulait qu’aller acheter à manger ! Le jeune homme tenta vainement de jeter un regard à Nathe, mais il n’y parvint pas. Soupirant intérieurement, il inclina doucement la tête sur le côté sans pour autant quitter des yeux le lilas ambulant.

La dame reprit parole pour… Sur notre départ… Sur notre départ ? Pas tout à fait, l’autre ne semblait pas vraiment très enclin à accepter…Les secondes paraissaient être des heures devant cette situation… Embarrassante ? Déplaisante ? Le jeune homme se mordilla encore une fois la lèvre inférieur avant d’entrouvrir ses lèvres rosées pour annonc…

L’autre répondit… Et Natsu frissonna fasse à cette réponse…

Que s’était-il passé entre l’avant et l’après ? C’était illogique non ? Vous acquiescez sans même y penser. Pourtant, un doute s’installa dans l’esprit du japonais, bien qu’il ne se plaignit pas de la situation puisque, finalement la réponse était positive. Cela tournait à son avantage. Mais qu’est-ce que ? ! Lorsqu’il sentit quelque chose sur son épaule, il se crispa, ne relâchant toutefois pas son sourire. Vraiment, le plus jeune aurait donné cher pour un miroir positionné sur le mur qui lui aurait permis de voir l’expression faciale de son colocataire. La voix paraissait quelque peu contrasté avec les paroles dites. Cependant, pas un mot ne franchit ses lèvres.

La discussion continua encore un peu sur des faits plus ou moins intéressant, formelles. Mentalement, le jeune homme essaya tant bien que mal de se structurer une liste de choses à acheter. Ils perdaient beaucoup de temps et il n’avait pas la moindre idée de l’heure de fermeture. Mieux vaut être prévoyant ! Dans ses pensées, il ne remarqua pas l’aura glaciale que dégageait Nathe à ses côtés. En fait, la propriétaire qui lui fait face ne semblait pas le remarquer davantage puisqu’elle n’en parlait pas.

Bon, maintenant… Il regrettait peut-être un peu d’avoir quitté sa terre natale. Avec un homme antipathique comme colocataire, une femme coloré … Les deux ont un point en commun, ils ne sont pas rassurants, même qu’ils font peurs ! Pour salutation, Natsu se contenta d’un bref hochement de tête et d’un sourire. Lorsqu’elle fut hors de vue, ce qui est très difficile admettons le, le jeune homme en profita pour refaire face à son colocataire et… Ce n’était tout simplement pas une bonne idée. N’était-il pas bien de dos à lui ? Son sourire s’effaça aussitôt devant cette expression… Inexpressive… Et ses yeux qui le scrutent. Oh la la… Leur magasinage ne serait sans doute pas une partie de plaisir… Mais il avait accepté après tout, non ?

Il baissa la tête, cachant ainsi partiellement son visage par sa chevelure aux multiples couleurs, puis regarda le plancher. Du lilas… Quelle ironie tout de même.

Totalement docile, se faisant le plus petit possible, il suivit Nathe dans la voiture. Pas un mot, pas un échange visuel. Rien. Cela ne faisais qu'augmenter la pression dans les organes vitaux du jeune asiatique… Mourir d’un arrêt cardiaque à son âge n’était pas vraiment ce qu’il désirait le plus dans sa vie… Mais pas du tout. Il ne leva pas son regard, laissant ses bras prendre appuis sur ses cuisses. Qu’aurait-il donné pour être capable de se fondre dans le siège du véhicule ?

Pour ce qui est du magasinage, il fit du plus vite qu’il ne le put… C’est à dire assez lentement. Il faut dire qu’il ne connaissait pas l’endroit, que le jeune homme se perdait sans arrêt, qu’il regardait les diverses marques inconnues des produits désirés, etc. Heureusement que la liste n’étais pas longue car Nathe ne l’aurait peut être pas digéré du tout ! Mais pourquoi est-ce que c’était son appartement qui était en rénovation ? ! Qu’avait-il fait encore ?

Le reste de l’épicerie se passa sans encombre – enfin, majeur disons le comme ça – et le japonais fut plutôt rassuré de ne pas voir l’autre essayer de le tuer pour l’avoir fait perdre sa soirée. Il sortait après tout, non ? Eh zut… Natsu avait encore gaffé… Baka… !

Le chemin du retour ne fut pas plus mouvementé, mais il parut tout de même moins long pour le jeune asiatique qui avait perdu le poids de la culpabilité une fois son marché fait. Et, toujours en le suivant sans ne jamais essayer d’être à la même hauteur que lui, ils entrèrent le bâtiment pour finalement rejoindre leur appartement… Après une heure et trois quart de magasinage. Non, sérieusement Natsu ne pensait pas que ce serait aussi long. Le jeune homme entra et (HJ : Natsu tua Nathe avec une chaise posée tout près ) se pressa de tout ranger sans prendre trop de place. Hmpf… Une autre journée de passée… Combien en reste-t-il ?

Peut-être devrait-il glisser quelques mots de la situation actuelle avec son colocataire avec la propriétaire de l'établissement ?

Aussitôt, une image de Nathe apparut dans son esprit, son visage empreint de froideur et l'aura tout aussi glacial presque palpable... Non ! Si jamais l'autre a des problèmes à cause de lui, que serait-il capable de faire ? Le jeune asiatique ne désirait pas le savoir à vrai dire. Mourir jeune, très peu pour lui ! Alors, il devrait se taire, peu importe ce qui lui arriverait... Oh la la... La poisse ! Pourquoi lui ?

« Pourquoi moi ?, lâcha-t-il d'un souffle en suivant le fil de ses pensées. »

[HJ 2 : Désolé pour l'attente... Et en plus je ne fais même pas avancer l'histoire TT_TT amuse toi bien quand même]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nathe Gatling
-=> I still can hear him <=-

Nathe Gatling

Féminin
Nombre de messages : 38
Age : 29
Age : 78 ans, la trentaine en apparence
Race : Lycan
Position : En a rien à faire (neutre)
Poste : -----
Arme(s) utilisée(s) : Ce qui lui tombe sous la main, ou alors son canif suisse... mais habituellement, même à mains nues il est doué
Date d'inscription : 19/09/2008

Feuille de personnage
Relations:

Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe) Empty
MessageSujet: Re: Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe)   Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe) Icon_minipostedDim 2 Nov - 20:41

((HJ: Désolée pour le temps de réponse: j'ai pas reçut de mail sur hotmail me disant que tu avais répondu sur le sujet alors j'attendais encore comme une conne Embarassed sorry))

« Au moins le petit macaque au visage aplani sait se tenir tranquille… Mais il en reste que depuis 1904-1905, quand ces japonais ont décidés d’attaquer mon pays en lâche, moi je ne leur fait plus confiance… Ce Nyuuma n’a rien dit, mais il va sûrement se reprendre plus tard…»

Vintovka persifla comme un vent de malheur à l’oreille et l’esprit de Nathe, par coïncidence la seconde avant que la jeune personne colorée se retourne vers lui, une fois la dame en teintes maladivement laides éloignée. Le jeunot cessait son petit jeu et son petit sourire, baissait la tête comme s’il se soumettait au regard perçant du Lycan et se dissimulait derrière un éventail de timide demoiselle du temps de Cervantes, sauf que présentement, c’était ses mèches de chevelure bariolées qui en jouaient le rôle. Non… son camarade imaginaire qui se plaisait à pencher pour le racisme ne pouvait que se tromper face au colocataire d’accident : cette petite chose était sans malice, mais mieux valait faire en sorte qu’elle n’ait rien à lui reprocher. Gatling devait être le voisin parfait, le gendre parfait, et cela même si ce lui était presque insupportable de jouer au gardien d’enfants amateur.

Sans un soupir ni un signe qui pourrait laisser croire qu’il savait ressentir des émotions, le grand homme se mit en marche, son geste indiquant d’une façon entendu mais non verbale qu’il menait la petite expédition et qu’il fallait le suivre si le but intéressait quelqu’un à la ronde. Cela fonctionna : Nathe sentit dans son dos les légers pas de la frêle figure qui lui emboitait le pas et, l’instant d’après, il n’eut plus à se soucier de cet autre avec lui. Il n’eut qu’à sortir de l’immeuble, la seule à l’intérieur de luxe malgré son apparence extérieure, et descendre dans cette rue craquelée et déprimante d’un quartier typique d’ouvriers Londonien reconvertit en ghetto à esclaves des suceurs de sang. Gisant à proximité, sa voiture défraîchie et d’un gris charbon lassant –une horreur, une Toyota Crown wagon 1983 – patientait comme un vieil âne inutile, une chose détesté par le Lycan qui aurait bien aimé pouvoir transporter son véhicule de ses 20 ans d’Amérique jusqu’au vieux continent.

Encore une fois le petit humain se fit plus que discret, comme un soldat obéissant au doigt et à l’œil d’un monstre sadique sans que celui-ci ait à lever le petit doigt, ou même à songer à quoi que ce soit, comme s’il avait pu être télépathe de toute façon... Alors le névrosé put conduire et prétendre qu’il allait nulle part et seul, tentant de ne pas sursauter lorsque, dans son rétroviseur, il apercevait parfois une chose très colorée et chétive apparut de nulle part dans sa voiture grinçante. Pour les emplettes, ce fut presque le même scénario : Nathe était toujours investie dans sa barrière mentale qui lui faisait oublier sa compagnie, malgré le fait qu’il suivait Natsu sans se poser la moindre question, comme un automate au programme fixé et bloqué. En fait, c’était un flanage dirigé, bien plus simple que un où il devait décider d’où aller, sans parler du fait qu’il avait profité une ou deux fois des occasions pour fourrer quelques produits dérobés des étalages dans les poches de sa veste usée sans qu’une caméra ou un garde ne le voit. Et puis, Gatling put redécouvrir la passion de Vintovka pour les calembours, joutant verbalement avec cette hallucination en murmurant, s’assurant que personne ne se tenait à proximité pour capter son souffle étrangement adressé à personne de visible. Le retour à l’appartement non plus ne s’était pas démarqué du silence absolu et de la tâche d’ignorer le plus jeune et ses sacs pleins de victuaille de toutes sortes.

Puis quoi? Puis il se contenta de s’asseoir sur un tabouret surélevé près de l’ilot central de la cuisine, parfaitement immobile si ce n’était pas de son regard de glace claire guettant les moindres mouvements de la petite abeille qui s’affairait avec soin à sortir ses produits des sacs et de les ranger où il le croyait bon. Après un moment, le japonais eut terminé et s’arrêta dans son manège qui faisait virevolter ses couleurs.


« On jurerait que tu es atteint de paralysie, qu’une de tes artères de ton cerveau a réussit, en se brisant, à en détruire la moitié : regarde-toi, ton visage de marbre, tu va faire peur au petit… Fait quelque chose qui pourrait sembler sympathique sinon tu peux dire adieu à ton semblant de crédibilité! Et puis, tant qu’à y être, dit quelque chose : tu l’as ignoré comme un moucheron agaçant depuis presque 2 heures.» Lui reprocha et conseilla la voix au lourd accent dans l’esprit de Nathe.

Il avait raison. Le lycan américain força un sourire sur ses lèvres, un qui était presque doucereux, et tenta du mieux qu’il pouvait d’afficher un semblant de joie, comme si observer quelqu’un revenant des courses était ce qui le comblait. Puis il transféra son poids sur le tabouret, prit une posture moins affalée et plus droite avant de se racler quelque peu la gorge. Sans plus attendre, il lui dit quelque chose, du banal et pathétique à l’état pur, la seule chose qui lui était venu à l’esprit en si peu de temps pour y réfléchir. Quelque chose prononcé sur ce ton faussement de bonne humeur mais qui devait sonner faux :

« Alors… Tu as… euh… déjà des idées de ce qui tu va cuisiner avec tout ça? Tu es fan de la cuisine traditionnelle de ton pays ou tu es plutôt du genre à cuisiner à l’Occidentale? »

Il fit une pause, son sourire dévoilant un peu plus de dents alors qu’il avait l’impression de se métamorphoser en brute abruti qui ne pouvait qu’afficher un rictus bête devant quelque chose qui l’amusait. Le genre de personne qu’il avait assassiné par dizaine dans les universités d’Amérique parce qu’ils se montraient suffisants et dédaigneux envers lui et son allure efflanquée d’antan. Bon, maintenant qu’il était lancé, il devait continuer :

« Je dis cela parce que, ici et d’où je viens, il y a une mode ridicule qui s’est installé et les gens se mettent à se commander des sushis et des mets de ce genre en boîtes, à manger avec des baguettes et avec l’auriculaire en l’air comme des racé buvant le thé… »

« Allez, continues avec ces platitudes, il n’y verra que du feu! Tu vas te gagner des points comme ça, Chien de l’Ouest… » Le russe cadavérique imaginaire commenta avec sarcasme et sardonique, roulant des yeux devant la tentative du presque rouquin.

Encore une pause, agacé, Gatling lança un rapide regard à la ronde, ignora Vintovka qui l’observait avec attention maintenant, se leva et se dirigea vers une petite armoire dissimulant un cellier. Il en sortit une bouteille de liquide ambré, du whisky, et revint à l'îlot de cuisine. Il brandit la bouteille et appuya son geste d'un regard inquisiteur à l'intention du gamin, lui demandant de ces gestes s'il en voulait un verre, puis poursuivit :

« Je me demandais seulement si, d’où toi tu viens, il y a des gens qui mangent des hamburgers et des Hot-Dogs Michigan en s’imaginant qu’il s’agit de caviar des plus distingués… Mais bon, là je dois t’ennuyer avec mes histoires de nourriture, non? Tu veux quelque chose à boire?»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe) Empty
MessageSujet: Re: Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe)   Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe) Icon_miniposted

Revenir en haut Aller en bas
 
Good Deeds, Obviously... (Natsu/Nathe)
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» (Clip) GOOD DAY - IU.
» Natsu
» How to write a good CV
» The Good, the bad and the Ugly
» Good Morning England

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Blood and Tears :: London :: Whitechapel :: Appartement de Nyuuwa et Gatling-
Sauter vers: